
Le Luberon, un décor naturel qui séduit le cinéma
Le Luberon attire depuis longtemps les cinéastes grâce à la singularité de ses paysages : ocres flamboyants, vignes bordées de cyprès, villages médiévaux restés intacts. Cet écrin naturel, préservé et authentique, offre une diversité de décors que les productions utilisent pour révéler tour à tour douceur, intensité ou poésie. Gordes, Roussillon, Bonnieux ou Cucuron : chaque village apporte une atmosphère différente, idéale pour des récits variés.
Jean de Florette & Manon des Sources : la Provence éternelle
Ces deux films cultes inspirés de Marcel Pagnol ont été tournés dans plusieurs villages emblématiques du sud Luberon.
- Vaugines, où la petite église est devenue une image iconique du cinéma français.
- Mirabeau, avec ses paysages vallonnés restés intacts.
- Ansouis, dont les ruelles et façades en pierre composent le décor parfait.
La puissance émotionnelle de ces œuvres repose en partie sur l’authenticité de ces lieux, qui incarnent la Provence rurale de Pagnol.

Une Grande Année : Ridley Scott séduit par Bonnieux
Avec Une Grande Année, Ridley Scott met en lumière le Château la Canorgue, à Bonnieux, transformé en domaine viticole onirique pour l’histoire. Ce film rend hommage à la douceur de vivre provençale, alternant scènes de vignes, marchés, ruelles de Gordes ou de Cucuron.
Le réalisateur, tombé amoureux de la région en y séjournant régulièrement, y dévoile un Luberon élégant, lumineux et profondément inspirant.
Gazon Maudit : la comédie culte tournée en plein cœur du Luberon
Cette comédie iconique de Josiane Balasko a été filmée en grande partie dans le Luberon.
Les paysages d’Apt, les façades colorées de Roussillon, les ruelles d’Oppède-le-Vieux ou encore les environs de Cavaillon composent la toile de fond d’un film où l’humour contraste joyeusement avec la tranquillité provençale.
Le décor participe pleinement à la dimension chaleureuse et pittoresque du film.
L’Été meurtrier : intensité et contrastes
Pour ce drame porté par Isabelle Adjani, la production a choisi plusieurs villages du Luberon : Gordes, Goult, Roussillon, Villars ou encore Saint-Saturnin-lès-Apt.
La lumière éclatante met en valeur des paysages vibrants, offrant un contraste saisissant avec la noirceur de l’histoire. Une preuve supplémentaire que le Luberon sait accueillir tous les genres, même les plus sombres.

Emily in Paris : la parenthèse provençale de la série
Dans la troisième saison d’Emily in Paris, l’héroïne quitte Paris pour découvrir le Luberon.
On y retrouve :
- Le restaurant fictif L’Esprit de Luberon, tourné dans le cadre prestigieux de l’hôtel Airelles à Gordes.
- Des scènes tournées dans les olliveraies, les vignobles, et les villages environnants, baignés de lumière chaude.
Cette escapade provençale apporte à la série une dimension plus douce et romantique, où le Luberon apparaît comme un refuge idyllique, contraste assumé avec l’effervescence parisienne.
Le Luberon, un territoire naturellement cinégénique
Si la région séduit autant les productions, c’est grâce à la combinaison rare de sa lumière dorée, de son patrimoine préservé et de sa diversité de paysages. Les équipes de tournage bénéficient également de l’accompagnement de la Commission du Film Luberon Vaucluse, facilitant la logistique et l’accueil.
Résultat : le Luberon reste l’un des terrains préférés du cinéma français… et continue d’attirer les créateurs du monde entier.